Clap de fin pour le DFCO féminin : pas d'appel après l'exclusion de la Première Ligue

Publié le 7 Juillet 2026

Clap de fin pour le DFCO féminin : pas d'appel après l'exclusion de la Première Ligue

C’est un immense gâchis sportif et un véritable séisme pour le football féminin français. Ce mardi 7 juillet, le Dijon Football Côte d'Or a officiellement annoncé qu'il renonçait à faire appel de la décision de la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion) qui avait prononcé son exclusion des compétitions nationales le 30 juin dernier. L’équipe première, qui évoluait dans l'élite de l'Arkema Première Ligue, disparaît du paysage professionnel. La société commerciale « DFCO Féminines » va être placée en liquidation judiciaire.

L'échec des négociations avec le repreneur marocain

Depuis le printemps, le club bourguignon, plombé par les difficultés financières globales liées aux relégations passées de son équipe masculine, cherchait activement un sauveur pour sa section féminine. Tous les espoirs reposaient sur des négociations exclusives entamées en mai avec la société Evosport, opérée par le fonds souverain du Maroc. L'objectif de l'acquéreur était de faire de Dijon une base de développement pour les joueuses internationales marocaines en Europe.

Mais le couperet de la DNCG est tombé en raison du manque de garanties financières fermes et d'obligations d'achat concrètes dans le dossier présenté. Faute d'éléments nouveaux et solides à apporter sous le délai de sept jours, la direction du DFCO a préféré jeter l'éponge.

« En l'absence des garanties financières attendues de la part de l'acquéreur, le Dijon Football Côte d'Or met fin aux négociations exclusives (...) et a décidé de ne pas faire appel », a indiqué le club dans un communiqué officiel particulièrement lourd de sens.

Un crève-cœur après des saisons historiques

Pour les supporters et les joueuses, la pilule est d'autant plus amère que le plan sportif ne souffrait d'aucune contestation. Exceptionnel 4e du championnat lors de l'exercice 2024-2025 (décrochant une place historique en play-offs) et encore solide 6e cette saison, le DFCO féminin boxait largement au-dessus de sa catégorie sur le terrain.

Les joueuses avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme dès le mois d'avril dans une lettre ouverte, dénonçant une gestion opaque et un manque de considération. En coulisses, leur sort semblait déjà scellé par la restructuration économique drastique imposée au club.

Quel avenir pour le football féminin à Dijon ?

Si la vitrine professionnelle vole en éclats et que les joueuses de l’équipe première vont devoir trouver de nouveaux points de chute sur un marché des transferts totalement chamboulé, le DFCO assure que le football féminin ne mourra pas complètement en Bourgogne.

Le club souhaite construire un « nouveau modèle, recentré sur son territoire » et préserver ses équipes de jeunes. Grâce aux soutiens maintenus de la Ville de Dijon et du Conseil Départemental de la Côte d'Or, les sections de préformation et de formation (U12/U13, U15 et U19) seront intégralement préservées pour concourir aux plus hauts niveaux amateurs.

Après les disparitions récentes de places fortes comme Soyaux ou Bordeaux, le destin tragique du DFCO rappelle la grande précarité économique des sections féminines au sein des clubs professionnels masculins en France. Une bien triste journée pour le sport bourguignon.

Rédigé par Fabien

Publié dans #Sport

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